TESTAMANT NEVEZ E BREZHONEG

NOUVEAU TESTAMENT EN BRETON

 

Bienvenue à tous.

Ce site présente la traduction en breton du Nouveau Testament (2ème partie de la Bible), publiée par la Société Biblique d’Anjou, sous le nom Testamant Nevez Koad 21.

L’objectif de l’édition Koad 21 est de mettre à la disposition de l’ensemble des lecteurs brittophones du 21ème siècle une traduction en langue bretonne moderne du Nouveau Testament. Cette traduction est à la fois rigoureuse par rapport au texte grec d’origine et accessible à tous par son style. En fait il ne s’agit pas d’une traduction nouvelle, mais de la révision d’une ancienne traduction, celle de Guillaume Le Coat, éditée en 1893.
Cette révision porte sur cinq points:
– Moderniser les expressions un peu anciennes.
– Transposer en breton unifié les mots ou les tournures qui ne sont pas utilisés en dehors du Trégor.
– Remplacer quelques mots directement issus du français par un vocabulaire plus conforme au lexique breton.
– Concernant les mots importants, essayer, quand cela est possible, de conserver le même mot breton lorsque le texte d’origine utilise le même mot grec.
– Transposer le texte dans la graphie unifiée actuelle.


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Quelques informations complémentaires

La révision a donc consisté à moderniser le texte, à le transposer dans les règles de la graphie actuelle du breton unifié (brezhoneg peurunvan), à remplacer les mots trop spécifiques à la langue du Trégor utilisée par Monsieur Le Coat par des mots plus communs, à « bretonniser » quelques mots du texte directement issus du français, mais seulement lorsqu’il existe un mot éthymologiquement plus celtique et qui nous a semblé usuel et compréhensible par l’ensemble des bretonnants. Nous avons eu le souci de permettre à cette traduction d’être lue par la totalité des bretonnants (ou brittophones). Nous avons recherché ainsi un bon équilibre entre la langue parlée, souvent influencée par le français, et la langue enseignée, généralement dotée d’un vocabulaire plus authentique.

Il existe deux grandes catégories de traductions de la Bible dans une langue vivante:
– les versions à correspondance formelle, ou traductions littérales
– les versions à équivalence dynamique.

Les premières privilégient le respect du sens précis des mots et de la structure des phrases dans la langue d’origine, ainsi que la rigueur de la transposition des idées, au détriment de l’élégance de style. Les deuxièmes privilégient une expression plus coulante et plus agréable dans la langue de rédaction, en cherchant plutôt la fidélité dans l’impression produite chez le lecteur, compte tenu de sa culture, ceci au détriment de la rigueur de la traduction et quitte parfois à laisser place à l’interprétation.

La traduction de Guillaume Le Coat se range clairement dans la catégorie des traductions à correspondance formelle. C’est donc une traduction rigoureuse, dans laquelle l’effet de style n’est pas recherché, les phrases sont simples, souvent structurées autant que possible à l’imitation de la phrase grecque d’origine.
Vous trouverez des informations sur l’histoire des traductions de la Bible en français et en breton ici.

Il est de tradition de donner un nom aux traductions de la Bible. C’est ainsi que nous avons, pour ne citer que quelques exemples:
– en français: la « Louis Segond 1910 », la « Bible de Jérusalem », la « Nouvelle Edition de Genève », la « Bible du Semeur », la « Nouvelle Segond 21 », « l’Anjou 2016 »
– en anglais: la « King James Version », la « New International Bible », la « New American Standard Bible », la « World English Bible »
– en gallois: la « Beibl Cymraeg Newydd »
– en allemand: la « Luther 1984 »
– en hollandais: la « Statenvertaling »
– en italien: la « Nuova Diodati »
– en latin: la « Vulgata »,

En breton nous avons, la « Koad 21 ».

Nous avons donné à cette traduction le nom de KOAD 21 (KOAD UNAN WARN-UGENT, en breton), pour 3 raisons:
– Il s’agit de la révision de la traduction de Monsieur Le Coat, soit an Aotrou Koad en breton.
– Le mot « Koad » signifie « Bois » (Le nom breton « Le Coat » correspond au nom français « Dubois »); garder ce nom évoque le bois de la croix, sur lequel Jésus a acquis pour nous le pardon et la rédemption.
– 21, puisque cette traduction est destinée aux bretonnants du 21ème siècle. Nous laisserons à d’autres le soin de préparer la révision pour le 22ème siècle.

 

 

Quelques mots sur Guillaume Le Coat

Le Pasteur Guillaume Le Coat (1845-1914) a servi Dieu durant toute sa vie, prêchant sans discontinuer la bonne nouvelle du Salut en Jésus-Christ. Il aimait l’Ecriture Sainte, ce qui était un peu un héritage familial: déjà, 45 ans auparavant, son grand-père, Guillaume Ricou, avait aidé le gallois John Jenkins dans une traduction précédente de la Bible en breton; sa mère, Marie Ricou-Le Coat, s’était mise au service de l’Evangile en tant qu’institutrice d’une école chrétienne itinérante. Guillaume Le Coat eut à cœur de traduire la Bible dans la langue bretonne utilisée à la fin du 19ème siècle, avec une influence trégoroise conforme à ses origines. Il traduisit d’abord le Nouveau Testament (édité en 1883 et 1893), puis la Bible toute entière (éditée en 1897). Il était basé sur la commune de Trémel, au cœur du Trégor, dans les Côtes-d’Armor près de la limite avec le Finistère.